«Sous le règne…»

culpabilité
dépendance financière
violences conjugales
Author

Ghislaine

Published

May 2, 2021

Je suis atteinte d’une maladie génétique dégénérative, orpheline ne me permettant pas d’envisager une vie professionnelle. Cela fait plus de vingt ans que je suis classée dans la catégorie des 80 % et plus.

Quand j’étais célibataire, l’AAH me permettait de subvenir à mes besoins « primaires » me nourrir, me loger, payer mes factures, me soigner quelques fois, prendre soin de moi de temps en temps. Il y a dix-sept ans j’ai rencontré l’amour. Nous avons fait le choix de vivre ensemble car nous voulions l’un l’autre profiter des fruits de ce dernier (2 filles) ensemble. Malheureusement, j’ai très vite été rattrapée par « les lois » conditionnant l’octroie de cette allocation de subsistance qu’est l’AAH. En effet, j’ai vu mon AAH réduite à 0,00 €/mois car mon conjoint avait bénéficié d’une légère augmentation de ressources.

À partir de ce moment l’amour a été vaincu par les difficultés financières engendrées par la perte de cette allocation.

Aussi, ma vie n’est pas à envier. Je suis confinée depuis des années de par ma perte d’autonomie. Je n’ai pas de revenus,

je subis des violences psychologiques et mes enfants ont honte de moi car je ne suis pas « productive ».

SOUS LE RÈGNE DE LA « CONJUGALISATION » DES REVENUS POUR LE CALCUL DE L’AAH, ÊTRE HANDICAPÉ(E) C’EST :

POURTANT :

SOUS LE RÈGNE D’UNE « DÉCONJUGALISATION » DES REVENUS POUR LE CACUL DE L’AAH, ÊTRE HANDICAPÉ(E) CE SERAIT :